Le plan de bataille course à pied
Charge ta trace — ou tape juste une distance, un marathon n'a pas de relief à décrire. Tu ressors avec le temps par tronçon, l'allure ajustée à la pente, le plan de ravitaillement et, si tu donnes ta VMA, le verdict sur la tenabilité de l'allure visée. Le moteur est l'équation de coût énergétique de Minetti et al. (2002), mesurée en laboratoire de −45 à +45 % de pente — la formule publiée derrière le « GAP », pas une boîte noire.
Le moteur et ses limites
Coût de Minetti
À plat, courir coûte 3,6 J par kilo et par mètre. À +10 %, 5,97 — deux tiers de plus. Le minimum est vers −20 % : en dessous, freiner coûte plus que la gravité ne rapporte. Ton allure de référence fixe un moteur métabolique ; la pente décide de la vitesse qu'il achète.
Le GAP
L'allure ajustée à la pente est l'équivalent plat de ton effort : 8:00/km à +12 % de pente peut valoir 5:00/km d'intensité réelle. C'est la boussole qui empêche de griller la course dans la première montée.
Ce que le labo ne voit pas
Minetti est mesuré sur tapis : pas de cailloux, pas de sac, pas de 6ᵉ heure. La technicité taxe le temps, la dérive de fatigue dégrade le moteur — deux curseurs assumés comme des réglages. Cale-les sur tes sorties passées.